Simon Colin · Ostéopathe D.O.

Douleurs persistantes et chroniques, Une approche fondée sur les neurosciences de la douleur

Quand une douleur dure depuis plus de trois mois, elle ne s’explique plus seulement par une lésion à réparer. Comprendre ce qui l’entretient permet d’agir sur plusieurs leviers, à votre rythme. La douleur chronique est au cœur de ma pratique et a été le sujet de mon mémoire de fin d’études.

Quand la douleur dure

On parle de douleur per­sis­tante, ou chro­nique, lorsqu’une douleur dure au-delà de trois mois ou au-delà du délai habi­tuel de gué­ri­son. Elle peut toucher le dos, la nuque ou les arti­cu­la­tions, s’accom­pa­gner de maux de tête, de fatigue ou de troubles du sommeil, et reten­tir sur le travail, les loisirs et le moral.

La douleur est tou­jours réelle. Avec le temps, le système nerveux peut devenir plus sen­sible et ampli­fier les signaux : la douleur ne reflète alors plus fidè­le­ment l’état des tissus. C’est une bonne nou­velle, car cette sen­si­bi­lité peut diminuer.

Une approche globale

Ma pra­tique s’appuie sur les neu­ros­ciences de la douleur et sur le modèle bio­psy­cho­so­cial : les fac­teurs phy­siques, le sommeil, le stress, les inquié­tudes, l’acti­vité phy­sique ou le contexte pro­fes­sion­nel peuvent tous influen­cer la douleur.

  • Comprendre : donner du sens à vos symp­tômes et à ce qui les influence
  • Agir : tech­niques manuelles, mou­ve­ment et exer­cices dosés selon votre tolérance
  • Devenir auto­nome : des outils concrets pour gérer les pous­sées et reprendre vos activités

En lien avec les autres professionnels

La douleur chro­nique se prend en charge à plu­sieurs. Je tra­vaille en com­plé­ment de votre médecin trai­tant, qui peut aussi vous orien­ter vers une struc­ture spé­cia­li­sée dans la douleur chro­nique lorsque c’est nécessaire.

Quand consulter d’abord un médecin ?

Une douleur ancienne peut changer. Certains signes nou­veaux jus­ti­fient un avis médical avant de poursuivre.

Appelez le 15 (ou le 112)

  • Perte de sen­si­bi­lité du périnée, troubles uri­naires ou perte du contrôle des selles
  • Faiblesse sou­daine d’un bras ou d’une jambe

Consultez votre médecin

  • Fièvre ou perte de poids inexpliquée
  • Douleur qui s’aggrave régu­liè­re­ment, ne se calme pas au repos ou vous réveille la nuit
  • Apparition de nou­veaux symp­tômes : engour­dis­se­ment, four­mille­ments, maladresse
  • Antécédent de cancer

Questions fréquentes

Cela veut-il dire que la douleur est « dans la tête » ?

Non. La douleur est tou­jours réelle. Dire qu’elle est influen­cée par le système nerveux, le sommeil ou le stress ne signi­fie pas qu’elle est ima­gi­naire, mais que plu­sieurs leviers existent pour l’apaiser.

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Combien de temps faut-il pour aller mieux ?

Il n’y a pas de délai type. L’objec­tif est une amé­lio­ra­tion pro­gres­sive de votre qualité de vie et de vos acti­vi­tés, en faisant le point régu­liè­re­ment ensemble.

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Et si j’ai déjà tout essayé ?

C’est fré­quent. Nous repar­tons de votre his­toire, de ce qui a aidé ou non, pour construire une approche qui vous cor­res­pond, en lien avec votre médecin.

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Sources

Ces infor­ma­tions géné­rales ne rem­placent pas l’avis de votre médecin. En cas d’urgence, appelez le 15 (Samu), le 18 (pom­piers) ou le 112.